Crème de haricots blancs fumée

Avant toute recette, j’espère que tu as passé un joyeux Noël Voyageur, et je te souhaite d’avoir été aussi gâté que moi ! Si tu veux savoir (comment ça, tu n’as rien demandé ?) le Donjon s’est retrouvé équipé d’un nouvel instrument de sorcellerie tout rutilant, qui fait à peu près 3 millions de choses, et qui va me faire gagner un temps monstre dans l’atelier : le robot multifonction Magimix ! Je ne l’ai pas encore baptisé, je pensais à R2D2 mais vu les possibilités de la chose, Goldorak serait plus approprié ! Voila voila, la séance « je me la pète avec mon nouveau joujou », c’était cadeau !^^

Rejoins le côté obscur, on a des CMF !

Hello Voyageur ! Le Donjon de la Sorcière prend des airs de fête en ce moment : les guirlandes lumineuses, les pampilles colorées, les paquets bien emballés cachés dans les placards*, et les sortilèges de fête bien sûr ! Tout ceci met le Chaudron dans une rogne pas possible, mais il a quand même crachoté ce joli dessert de réveillon qui accompagne les Noëls du Donjon depuis plusieurs années :





Crème de châtaignes maison

Pour le premier sortilège de décembre (déjà !) et pour marquer la Saint Nicolas j’ai décidé de laisser Gauvain se reposer un peu (de toute façon je crois qu’il vient de se syndiquer) et de te proposer une petite recette qui sent bon Noël qui approche (déjà ! bis) :

Pain des aventuriers {au levain et aux fruits secs}



Le sortilège d’aujourd’hui est spécialement pour toi Voyageur ! C’est un vrai pain pour les aventuriers : avec sa forme de lingot bien régulier (il est cuit dans un moule à cake) facile à transporter, ses fruits secs enchâssés tels des joyaux, il tient bien au corps et apporte beaucoup d’énergie pour gambader dans les collines – pardon, pour mener d’épiques quêtes et se couvrir de gloire. Bon bon, arrête de ta pavaner et prends une petite tranche :



Pain de la Moria {pain au levain parfait en cocotte }




Ça c’est un pain qui aurait beaucoup de succès à une table naine : un beau lingot doré coulé dans la fonte, très facile à découper (à la hache bien affutée certes, mais quel nain n’a pas ça dans un tiroir de la cuisine ?) et qui tient bien au corps (et là on parle d’un corps de nain, c’est pas rien). 




Gauvain {comment préparer son levain maison}



Eh oui, il y a un nouvel occupant permanent dans le Donjon ! Estimé Voyageur, laisse-moi te présenter le très prometteur Gauvain-le-levain, aussi appelé Gauv3, et plus familièrement Gauv’ :


Tarte noisettine aux poires et chocolat



Salut à toi Voyageur ! Pas d’expérimentations de l’autre monde cette fois mais une pâtisserie toute simple et harmonieuse qui fait du bien au moral et aux papilles, de la vraie « comfort food » en somme !

Gâteau invisible aux courgettes, safran, beaufort et sarrasin



Quoi quoi quoi ? Un gâteau invisible alors que tu le vois bien, là, dans ta gamelle ? La Sorcière a-t’elle perdu la tête ? (c’est-à-dire plus qu’à son habitude ?)

Muffins salés au potimarron et sarrasin



 Une recette que l'Ensorceleur et moi affectionnons particulièrement, et qui a l'avantage de remettre les potimarrons sur le devant de la scène (c'est la saison après tout !). Voici donc des muffins déjà publié sur le blog et disparus suite à un caprice de Blogger  :



Muhammara enchanté à la mélasse de grenade



Pourquoi enchanté ? En tout cas pour moi cette recette tient du miracle parce que c’est celle qui a fait aimer les poivrons à l’Ensorceleur. Il n’est pas difficile l’Ensorceleur (et heureusement quand on voit ce qui sort parfois du Chaudron), il est même très bon public, mais le poivron, rien que l’odeur ça ne passait pas… jusqu’à ce qu’on découvre le muhammara. 

Dans la mélasse {de grenade}



Oyez oyez bonnes gens, nobles passants, manants et gueuses !

Nouvelle attraction dans le Donjon de la Sorcière (à droite après le marais aux grenouilles) : chaussez vos patins et venez patiner dans la mélasse ! Moult réjouissances et grand amusement vous y attendent !



* L’Envoûteur me dit qu’il n’a jamais entendu cette expression « patiner dans la mélasse », est-ce que je suis la seule à l’employer ?


Cranachan corse - le dessert mutant



Ce dessert c’est un peu le grand écart culinaire qui fait voyager d’un bout à l’autre du continent, des vertes et sauvages landes écossaises aux arides et sauvages montagnes corses. Mutant certes, mais si bon !

Confiture miracle {aux pêches et à la verveine}



Jouez hautbois, résonnez musettes, braillez trompettes et prosterne-toi Voyageur*, car grand prodige vient d’advenir dans le Donjon ! Aujourd’hui je vais te conter les aventures des pêches du premier panier de fruits de la saison, et celles-ci on peut dire qu’elles ont vu la lumière blanche au bout du tunnel avant de ressusciter dans le Chaudron.
* Non mais c’est bon, relève toi, c’était pour te mettre dans l’ambiance… 



Terrine de courgettes, saumon et fromage frais



Que faire quand le Donjon est victime de températures tropicales et que ses habitants n’ont d’appétit que pour des potions froides et très digestes, et que les idées de salades commencent à manquer ? Quelque chose comme ce petit plat complet par exemple : ça fait un joli paquet cadeau, c’est frais, parfumé et tout indiqué pour faire un bon repas léger et nourrissant. Tout pour plaire on dirait !








Panier AMAP 2015



Fait chaud hein ? Torrible même (je ne sais pas ce que tu en penses Voyageur mai les températures de ces derniers jours méritaient bien un mot sur mesure !), ça donne l’impression d’être en train de griller dans l’antre d’un Dragon.

Tellement chaud que je n’ai presque plus le courage de rédiger des phrases complètes, ce billet sera donc griffonné en style télégraphique à partir de maintenant – stop  




Buratta crémeuse et petits pois fluos



Voyageur, mon brave Voyageur, ne vois tu rien venir ? Quelque chose comme le soleil qui poudroie et le Chaudron qui verdoie peut-être ? Normal, avec l’été qui approche, les potions crachouillées par le Chaudron prennent souvent une teinte des plus vertes ! Tiens, comme cette petite salade aux petits pois frais fluos (couleur 100% fidèle garantie sans trucages) :



Glace au pop corn




Je me disais aussi que l’ambiance était frisquette depuis quelques temps au Donjon… Le Chaudron me battait froid, se drapant* dans un silence glacial que même le Dragon de la tour n’aurait pu réchauffer**. Bon, finalement, c’est juste qu’il était passé sans prévenir en mode -sorbetière-, rien d’inquiétant (normalement) et mon grimoire y a gagné un nouveau sortilège tout à fait délicieux de crème glacée.



* Mais oui, le Chaudron se drape, parfaitement (mais ne me demande pas de te décrire la scène, beaucoup trop loufoque pour avoir sa place sur ce blog des plus sérieux).

** Du reste il faudra que je t’emmène lui rendre une petite visite dans la tour-bibliothèque, il a faim hum j’ai quelques chouettes bouquins à te montrer...




Elixir de mandarine et fève Tonka



Après les aventures théïnées, continuons dans la thématique des élixirs avec un calice un peu alcoolisé (oh, à peine !) de vin de mandarine :



Tea tag - le thé et moi !



Avant de te proposer une nouvelle recette je vais te causer un peu de thé. C’est Hécate de Et on sera copains avec les oiseaux qui m’a taggée (pas gênée la fille ^^), d’après une idée originale de Célina alias Rose chiffon.




La faim des haricots - Brokeback ragoût



La faim des haricots c’est un ragoût de haricots rouges à la joue de bœuf et à la tomate, avec une sauce veloutée un peu épicée. Le genre de plats qu’on se prépare entre gars sur un feu de camp dans une boite de conserve, au fin fond des montagnes de Brokeback… ou alors dans une cocotte en fonte dont je t’ai parlé la dernière fois : moins de testostérone, moins gai, moins sexy, mais tellement plus simple...



Cuisiner à l’ancienne #5: le fer, le culottage et le nettoyage sans eau



Dernier épisode (enfin !) de la saga à rebondissements sur les matériaux de cuisson à l’ancienne où je vais aborder comment utiliser et entretenir les ustensiles en fer. Ils se divisent en deux catégories : la fonte de fer et la tôle d’acier. Pour les raisons évoquées dans le premier billet « Cuisiner à l’ancienne #1 : Pourquoi c’est mieux », je ne parlerai ici que de fer non émaillé et sans revêtement.

S’il faut retenir une chose concernant les ustensiles en fer c’est qu’ils n’aiment pas l’eau car ils s’oxydent – rouillent - facilement. Il faut donc toujours bien les sécher. Et puis ça va toujours mieux en le disant : on ne passe pas d’ustensiles en fonte ou en fer au lave-vaisselle !
Autre chose : toujours à cause de l'oxydation, il faut éviter de conserver des aliments à l’intérieur d'ustensiles en fer (ton reste de daube sera bien mieux dans une casserole en inox pour attendre son réchauffage jusqu’à demain !).

Gomasio fumé sur œuf à la coque


Salutations Voyageur ! Aujourd’hui je t’ai préparé une petite recette de Pâques pour participer au non-concours de Pâques de Nanie : rien à gagner, tout à partager ! J’avais dans l’idée de te proposer une recette à base d’œufs, avec un assaisonnement surprise qui a pris la vedette :





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Cuisiner à l'ancienne #4: le cuivre




Pour la bassine à confiture, les moules à cannelés, les casseroles

Qu’est-ce que c’est ?
Le cuivre pur est un exceptionnel conducteur thermique. Il s’oxyde vite par l’effet de l’oxygène, produisant de l’oxyde de cuivre brun noir ou du vert-de-gris qui présentent une grande toxicité alimentaire. La législation française exige que le cuivre utilisé pour la cuisine soit recouvert car au contact des aliments, il pourrait y avoir une réaction d’oxydation si l’instrument n’a pas été correctement nettoyé. C’est pourquoi la plupart des casseroles et moules en cuivre sont recouvert d’une couche d’étain (ils sont alors étamés), ou bien de céramique, d’inox etc.
Seuls les ustensiles de confiserie tels que les bassines à confiture ou poêlons à sucre n’ont pas besoin d’être recouverts et sont en cuivre nu car le sucre empêche toute réaction chimique d’oxydation.

Cuisiner à l'ancienne #3 : le verre et les terres



Continuons la série de billets sur les ustensiles de cuisson à l'ancienne avec le verre et les ustensiles en terre et céramique.




La dent de l’amer {perfide marmelade d’oranges amères}



Avant de poursuivre les informations et les conseils sur les instruments de torture ustensiles de cuisine, le chaudron a exigé une pause pour te coller les jetons avec un générique absolument terrifiant :


PomPom PomPom

PomPomPomPomPomPomPomPomPom

Hiiiiiiiiiihiiiiiiiiiiihiiiiiiiiiiiiiiiiii Splouf !




Cuisiner à l’ancienne #2: l’acier inoxydable



Maintenant que je t’ai convaincu des avantages des ustensiles old school (n’est-ce pas ?) je vais te présenter les matériaux qui les composent, en te donnant à chaque fois des éléments pour comprendre de quoi ils sont faits, en quoi ils sont intéressants, comment s’en servir et comment les entretenir. Et puisqu’il est parfois difficile de s’y retrouver, j’attirerai parfois ton attention sur des précautions à prendre au moment de l’achat ou au moment de s’en servir ! Commençons par l'Inox.



Cuisiner à l’ancienne #1 : pourquoi c’est mieux



Si tu traines souvent tes bottes crottées par ici Voyageur, j’imagine que comme moi tu attaches de l’importance à ce qui entre dans ton assiette et dans ton estomac : tu choisis de bons produits frais, de saison, locaux, bios aussi souvent que possible, tu utilises des ingrédients complets et le moins transformés/raffinés possibles, tu fais des expériences de l’extrême avec des laits végétaux et des farines de l’autre monde… Mais à quoi bon choisir des aliments sains si c’est pour les cuire dans des ustensiles qui les rendent toxiques ? Oui, à quoi bon ? Où courge ? Dans quelle étagère (ranger ma nouvelle cocotte en fonte chérie) ? 
(comment appâter les lecteurs de Philosophie magazine)



J’ai hésité à te raconter ça mais c’est important pour moi de t’expliquer pourquoi cette question me tient particulièrement à cœur :
Il y a un peu plus d’un an, on a diagnostiqué à mon Ensorceleur une maladie bien bien chiante et effrayante. Je ne t’en parle pas pour nous faire plaindre : par chance le traitement par chimio a été extrêmement efficace, tout est rentré dans l’ordre et l’Ensorceleur a repris ses séries de 30 pompes et abdos matin et soir avec une énergie décuplée (ah ah, ne bavez pas les filles, c’est mon mien !). On ne sait pas précisément ce qui a pu causer la maladie, probablement divers facteurs environnementaux, ou la faute à pas de chance… Mais ça m’a beaucoup fait réfléchir sur notre mode de vie en général, sur notre mode d’alimentation et en particulier sur les ustensiles de cuisson à revêtement antiadhésif courant, soupçonnés de présenter un risque cancérigène.
Après une quantité de recherches et collecte de documentation digne d’une thèse en médecine, j’ai fait du tri dans mes ustensiles de cuisson.
J’ai éjecté :

  • les casseroles et poêles à revêtements PTFE (ou Teflon) : d'après certaines études, le Téflon, inerte à froid, commencerait à émettre des produits toxiques à 230°C. Selon l’Agence Française de la Sécurité des Aliments (AFSSA), le Teflon ne serait pas dangereux tant qu’il n’est pas rayé ou écaillé. Le problème viendrait du PFOA, une « colle » servant à faire adhérer le revêtement à l’ustensile. Lui est reconnu cancérigène, mutagène, reprotoxique et autres joyeusetés, et peut migrer vers les aliments lorsque le revêtement est abimé. Or je sais d’expérience que ce type de revêtement s’effrite vite, au bout de quelques années pour les produits de meilleure qualité, voire de quelques mois le plus souvent.
  • les poêles à revêtements céramiques : elles font débat car elles libèreraient des nanoparticules qui soulèvent des inquiétudes sanitaires. D’un point de vue strictement pratique, après avoir testé je n’ai pas été convaincue. Si les premières utilisations sont un plaisir tant la surface est glissante, j’ai observé que ce revêtement s’abime vite à cause de la chaleur, pourtant je n’avais pas choisi du premier prix et fait attention à ne pas le rayer. D’autre part, l’utilisation de ces poêles est limitée car elles ne supportent que des températures douces : impossible de saisir une viande (qui va bouillir dans son jus plutôt que griller) ou de faire sauter des légumes par exemple, ni de flamber son contenu… Bref, j’ai abandonné assez vite.
  • les barquettes et le papier en aluminium, matériau reconnu toxique pour l’Homme. Il ne faut pas le chauffer, ni le mettre au contact d’aliments acides, voire ne pas le mettre du tout au contact des aliments... Ben, dehors hein !

J’utilise avec prudence :

  • les moules et feuilles en silicone : Le silicone alimentaire est un mélange de polymères de silicone avec un catalyseur : du platine ou du peroxyde. Les deux sont autorisées en France. Le silicone platine reste inerte jusqu’à 250-300°. En revanche, le silicone peroxydé, moins cher, laisse migrer des particules vers les aliments dès 160°C si sa fabrication n’a pas été faite correctement. Pour une totale sécurité alimentaire, je te conseille de n’acheter que des ustensiles clairement étiquetés « silicone platine », indiquant une résistance à de hautes températures (250-260 °). Si tes moules dégagent une odeur en chauffant, s’ils se tachent ou s’ils gardent une trace blanche quant on les plie, c’est louche. Les miens sont clairement douteux, donc je ne m’en sers plus qu’à froid, pour mouler de la glace par exemple ou pour monter des entremets. Je suis très contente en revanche de mon tapis en silicone, trop grand pour aller dans mon petit four mais  très pratique pour étaler et pétrir des pâtes à tarte ou à biscuits.
  • les ustensiles émaillés : l’émail s’use avec le temps et il faut parfois faire ré-émailler ses ustensiles. C’est surtout vrai pour les cocotes et les casseroles allant sur le feu à cause du frottement des cuillères à l’intérieur. Les moules et ramequins présentent rarement cet inconvénient. Noter aussi que le plomb (toxique) est parfois utilisé car il facilite l’application de l’émail, notamment pour les ustensiles fabriqués en Asie. Il est aussi intéressant de se renseigner sur la manière dont l’émail est fixé et le type de colle utilisé. Pour ma cocote j’ai préféré la fonte brute, et mes moules en porcelaine sont de fabrication française.
  • un plat à tarte et un moule à charnière anti-adhésifs faute de connaitre des alternatives, mais je viens de trouver des conseils très intéressants sur le blog Videlice à ce sujet et vais les remplacer sous peu par des moules en acier.

J’ai gardé :

Une batterie composée uniquement de matériaux sans risques pour la santé et plus pratiques, et qui ressemble beaucoup à celle de ma grand-mère : des casseroles en inox, une cocote en fonte brute, des poêles en tôle d’acier brut, une bassine à confiture en cuivre, des plats en verre et en porcelaine


Avantage n° 1 : c’est sain

Argument essentiel tu l’as compris. Les casseroles en inox, les poêles en fer, les plats en verre sont des matériaux reconnus comme sains et inertes : ils n’ont aucun revêtement susceptible de se faire la malle pour aller zoner dans ton assiette.
Dans la partie précédente, j’ai écrit les paragraphes sur la toxicité des revêtements au conditionnel. Je planche sur cet article depuis plusieurs mois, dont de nombreuses heures de recherches pour te donner des informations vérifiées et objectives sur la toxicité (ou l’innocuité, je suis méfiante mais pas obtuse) des revêtements anti adhésifs, et je n’ai trouvé aucune conclusion formelle sur le sujet, du moins pas sur les sites sérieux et objectifs que j’ai privilégiés. La vérité c’est qu’on n’a pas assez de recul ni d’études indépendantes sur le sujet pour en tirer des conclusions : on ne sait pas.
Ce qui est certain en revanche, c’est la parfaite innocuité des ustensiles « à l’ancienne ». Donc entre des ustensiles qui ne sont peut-être pas toxiques mais fortement soupçonnés de l’être et d’autres dont on est certain qu’ils sont sains, le choix a été facile !


Avantage n° 2 : c’est économique

Même si ce n’est pas évident au premier abord car à l’achat, ces ustensiles coûtent souvent plus cher. Par exemple, j’ai payé  mon set de 3 casseroles en inox + la poignée amovible 115 €, le lot de 3 poêles en fer pour 99€. J’ai choisi une marque réputée fabriquée en France, mais on peut trouver mois cher et de bonne qualité dans des marques moins connues.
L’investissement devient vraiment intéressant sur la durée : alors qu’on change des casseroles et poêles à revêtement antiadhésif tous les 2 à 5 ans (expérience personnelle) parce que le revêtement sus-cité est rayé (et perd donc son avantage anti adhésif), que le fond est déformé etc., tes poêles en fer ou casseroles inox dureront… toute ta vie, eh oui ! Ces matériaux ne craignent rien : on peut les chauffer fort, les gratter… Une cocote en fonte est inusable, la mienne est garantie 25 ans. Bref, l’investissement de départ est un peu plus élevé mais tu vois quon le rentabilise vite.
Avantage n° 3 : C’est écologique

D’une part, ce sont des ustensiles faits de matériaux peu transformés et d’alliages simples. Dans leur composition, on n’utilise pas de produits issus de l’industrie pétrochimique, et leur fabrication requiert peu d’étapes.
Ensuite, leur composition simple en fait des objets facilement recyclables. Et de toutes façons, comme je te l’ai expliqué juste avant (tu suis ?), ce sont des produits durables. On les garde à vie, voire on les transmet à ses héritiers : on limite ainsi les déchets et le gaspillage de ressources.
Grâce à leurs propriétés intéressantes de conduction de la chaleur, ils chauffent vite et/ou restituent très bien la chaleur, ce qui permet des économies d’énergie. Dans la même logique : utiliser un couvercle pour faire chauffer de l’eau permet d’économiser environs 50% d’énergie, que ce soit avec une casserole en inox ou munie dun revêtement.
Enfin, les ustensiles à l’ancienne s’entretiennent de préférence avec des produits naturels : du sel, du citron ou de l’huile par exemple, voire un peu de savon noir. Beaucoup plus efficace, économique et écologique que le liquide vaisselle !



Avantage n° 4 : on fait de la meilleure cuisine

Le principal dans un Donjon de Sorcière ! L’avantage à avoir une batterie composée de matériaux variés est que chacun conduit et restitue différemment la chaleur, ce qui permet d’adapter chaque matériau à un usage optimal : frire, faire bouillir, mijoter… On réalise des cuissons plus précises, plus respectueuses des aliments, et c’est tout simplement meilleur dans l’assiette ! Je reviendrai plus en détail sur les utilisations propres à chacun dans les billets qui leur seront dédiés mais par exemple :
La tôle d’acier (fer) monte très vite en température. C’est une matière parfaite pour saisir et griller les aliments à des températures élevées que les poêles en fer supportent très bien : idéal pour obtenir des viandes avec une croute dorée et un intérieur saignant par exemple. Essaie d’obtenir le même résultat avec une poêle Teflon : rien à voir !
À l’inverse, les ustensiles en fonte avec leurs parois/fonds épais sont très bien pour des cuissons douces et très longues. Les plats mijotés y trouvent évidemment leur compte, de même que les grosses pièces de viandes qu’on peut confire longuement sans les dessécher. On retrouve le même avantage pour les confitures faites dans les bassines en cuivre qui restituent la chaleur de manière très homogène.
Les cocottes en fonte, qui vont sur le feu comme au four, ouvrent aussi de nouvelles possibilités très intéressantes en combinant les deux propriétés : par exemple, faire dorer une viande sur le feu direct puis la confire au four à chaleur douce dans le même récipient contenant les sucs grillés savoureux.
Je te recommande au passage cet article très pertinent de Marie-Claire sur son blog Du miel et du sel.

Je te vois venir : c’est trop beau tout ça, il doit bien y avoir des inconvénients ! Je t'accorde qu’il y en a un vrai, et une idée reçue.
Le vrai inconvénient : le poids
Les poêles en fer et les cocotes en fonte pèsent… Lourd. C’est bon pour les biscottos cela dit. La grande poêle vide pèse 2 kg, imagine-toi essayer de faire sauter une crêpe : à moi les biceps de Conan ! 
L’idée reçue à oublier : les ustensiles non revêtus attachent et sont pénibles à récurer.
C’est ce que je pensais avant de les essayer. En réalité, les matériaux bruts attachent très peu. Pour l’entretien, il est aussi – voire plus – facile d’entretenir ses ustensiles à l’ancienne que leurs versions modernes : pas besoins d’huile de coude (juste d’un peu d’huile végétale !), ni de détergent, voire pas d’eau non plus, hé oui !
Ce n’est pas compliqué à utiliser, c’est différent, il faut juste connaitre quelques astuces et prendre de nouvelles habitudes. Et comme il y a beaucoup à dire, je t’en parlerai dans une série de prochains billets détaillant pour chaque matériau quelles sont leurs propriétés, comment les utiliser et les entretenir.

À suivre :
 

Sirop de cacao pour napper un peu tout



Tu l’as vu sur le cheesecake praliné de la dernière fois, et peut-être même que c’est ce qui t’a le plus alléché dans les photos (la Sorcière gagne 1 point en « psychologie du gourmand ») ! Alors comme annoncé voici le sortilège du sirop de cacao que tu pourras même utiliser pour napper moult autres desserts :


Le changement c’est maintenant - Cheesecake praliné et noix de pécan



Alors, de la salade sans vinaigrette (donc pas une vraie salade comme me l’a fait obligeamment remarquer l’Ensorceleur... toujours serviable hein !), des boulettes de poulet aux herbes sans sauce… À croire que les habitants du Donjon auraient pris de bonnes résolutions cette année ! Moi par exemple j’ai fomenté moult projets pour 2015 : continuer plus sérieusement le footing pour faire la super course de 16km des collines de Nice en avril, apprendre de nouvelles choses, coudre un gilet tout doux pour réchauffer le joli corps de l’Ensorceleur (note que je ne suis pas rancunière), te pondre un bon gros article documenté sur les ustensiles de cuisines sains (presque fini, c’est pour bientôt !)… Ce qui est sûr c’est que le mot-qui-commence-par-R n’en fait pas partie. Pour preuve : ce nouveau sortilège très très gourmand crachoté par le Chaudron, le cheesecake praliné noix de pécan :


Croquettes de poulet au citron vert et coriandre



Bonjour Chaton ! Ne vois pas ici de familiarité mal placée, mais il semble évident que tu es un chat puisque je t’ai fait des croquettes. Ah ah, la logique imparable du Donjon (logique non euclidienne certes, mais ne fais pas de mauvais esprit) a encore frappé !

Fresh ! Salade fenouil, pomme et vanille



Salutations Voyageur ! Laisse-moi te présenter le sortilège star de ce début d’année au Donjon : frais, croquant et plein de vitamines, et seulement trois ingrédients qui se mettent magnifiquement en valeur les uns les autres. 



La pâte feuilletée inversée, encore plus simple



Encore plus simple que quoi ? Ouïs-je venant des bancs du fond. Que la pâte feuilletée classique tiens (maison hein, pas celle achetée !). Alors d’accord, j’en vois au fond, toujours les mêmes près du feu de cheminée quoi, qui couinent que déjà la pâte feuilletée basique c’est looong à préparer, et puis inversée en plus, ça doit être compliquéééé, et pis que de toute façon celle achetée toute prête suffit bien. Faux, bande de garnements ! Et puisque vous êtes un peu dissipés (surtout toi, Voyageur^^), vous aurez droit à la démonstration en 4 parties (avec passage à la question à la fin de la leçon recette) :



Praliné coco {+ truffes choco-praliné}



Tu n’as pas englouti assez de sucre pendant les fêtes Voyageur ? Alors j’ai ce qu’il te faut pour bien commencer l’année après ces derniers jours de diète : du praliné maison bien onctueux, un peu croquant et à peine parfumé à la noix de coco :